Le quatrième film de Nourredine Lakhmari, réalisateur de « Zéro » et de « Casanegra », est en salle depuis le 10 Octobre ; comme les deux autres, il a aussi été tourné dans la ville de Casablanca mais cette fois, l’histoire et les faits diffèrent des deux films précédemment mentionnés.

En effet, « Burn out » conte l’entrelacement de trois histoires certes distinctes mais parfois similaires dans le fond : l’histoire d’un chef d’entreprise qui ne manque de rien mais qui, pourtant malheureux, se débat avec une myriade de questions existentielles ; l’histoire d’un jeune cireur de chaussures qui salive devant les vendeurs de prothèses et rêve d’en acheter pour sa mère handicapée ; et enfin, l’histoire d’une jeune interne en médecine qui s’adonne à la prostitution de luxe.

Les différentes histoires ainsi se croisent et s’entremêlent montrant des personnages qui souffrent à leur manière et qui se dressent tantôt prévisibles et humains tantôt violents et improbables ! Des personnages incarnés par : Anas El baz, Morjana Alaoui, Karim Saidi, Driss Roukhe, Ilyas El Jihani, Fatima Ezzahra El Jaouhari etc.

Interdit aux moins de 16 ans, le film est certes à voir mais seulement pour ceux qui ne ferment pas les yeux devant des images choquantes et violentes ; car le film met en scène des scènes de viol (dont une qui dure plusieurs minutes), d’avortement, de prostitution, de pédophilie etc.

La musique du film plaît, les techniques de réalisation sont maîtrisées, la ville de Casablanca est dépeinte à travers de beaux plans (différents de ceux de « Zéro » et de « Casanegra ») … mais quelques scènes/quelques conversations manquent d’éloquence, de naturel et de fluidité.

Bref, c’est bien un film à voir !