« Aller par-delà « moi-même » et « toi-même », éprouver d’une manière cosmique » Nietzsche

Telle est la vérité Nietzschéenne qui précède les toutes premières phrases du premier tome, du premier livre, de la trilogie du philosophe Français, Michel Onfray ; une trilogie que ce dernier nomme : Brève Encyclopédie du monde.

Ainsi, la trilogie d’Onfray se dépeint à travers trois tomes ; le premier se nomme Cosmos et représente une « philosophie de la nature » ; le second se nomme Décadence et représente une « philosophie de l’histoire » ; et enfin, le troisième tome, intitulé Sagesse, décrit « une philosophie pratique ».

Le premier tome ainsi intitulé Cosmos, un livre qu’Onfray nomme « son premier livre », propose ainsi un retour à la nature, à sa beauté, sa simplicité et ses mystères ; un retour aux philosophies païennes qui décrivent, aujourd’hui encore, une totale synergie avec les éléments de la nature, une absolue harmonie avec les humains et le monde en général. Onfray, à travers ce livre enfanté suite à la mort de son père, fait revivre la toute-puissance de cette nature qui nous entoure et nous définit ; une nature qui nous révèle les secrets de la vie et la grandeur divine du cosmos, et cela à travers une prise de conscience sur divers éléments, énigmes et révélations, qui nous entourent mais que nous demeurons encore incapables de comprendre. « Eprouver d’une manière cosmique », comme le dit si bien Nietzsche.

Le deuxième tome quant à lui, ainsi intitulé « Sagesse » propose un retour chronologique dans l’histoire Judéo-Chrétienne ; celle qui définit le monde occidental d’aujourd’hui. Onfray, à travers ce livre, ne mâche certainement pas ses mots, étant athée dans l’âme ; car, comme le titre du livre l’évoque, il décrit une décadence apocalyptique de cette histoire Judéo-Chrétienne qui s’est elle-même aventurée dans l’irrémédiable et voit, à présent, ses vestiges et ses pseudo-vérités s’écrouler de toutes parts. Ainsi, ce deuxième tome démonte, à travers une véritable et pertinente histoire que le Judéo-Christianisme omet bien évidemment de conter, la parfaite image que cette religion s’est forgée en deux mille ans de civilisation ; une civilisation qui, comme toutes celles qui l’ont précédé, demeure mortelle.

Encore une fois, la pensée Nietzschéenne précède la pensée du philosophe Français : « Les eaux de la religion sont en baisse et laissent derrière elles des marécages ou des étangs ; les nations s’opposent de nouveau dans de vives hostilités et cherchent à se déchirer. Les sciences, cultivées sans mesure et avec la plus aveugle insouciance, émiettent et dissolvent tout ce qui était l’objet d’une ferme croyance ; les classes cultivées et les Etats civilisés sont balayés par un courant d’affaires magnifiquement dédaigneux. Jamais siècle ne fut plus séculier, plus pauvre d’amour et de bonté. Les milieux intellectuels ne sont plus que des phares ou des refuges au milieu de ce tourbillon d’ambitions concrètes. De jour en jour ils deviennent eux-mêmes plus instables, plus vides de pensée et d’amour. Tout est au service de la barbarie approchante, tout, y compris l’art et la science de ce temps » Nietzsche.

Finalement, le troisième tome intitulé Sagesse est attendu pour 2018 ; il est toutefois certain que ce dernier tome sera à la, douce mais puissante, hauteur des deux premiers.