« En Novembre 1942, la Main d’œuvre immigrée du Sud-Ouest se constitua en mouvement de résistance militaire pour former la 35e brigade FTP-MOI.

Juifs, ouvriers, paysans, pour la plupart immigrés hongrois, tchèques, polonais, roumains, italiens, yougoslaves, ils étaient plusieurs centaines à participer à la libération de Toulouse, de Montauban, d’Agen… Nombre d’entre eux ont été déportés ou ont laissé leur vie… Traqués, misérables, sortis de l’oubli, ils étaient le symbole de la fraternité forgée dans le tourment né de la division, mais aussi symbole de l’engagement des femmes, des enfants et des hommes qui contribuèrent à ce que notre pays, livré en otage aux nazis, sortît lentement de son silence pour renaître enfin à la vie…

Ce combat condamné par les lois alors en vigueur fut glorieux. Il fut le temps ou l’individu dépasse sa propre condition en connaissant le mépris des blessures, les tortures, la déportation et la mort.

Il est de notre devoir d’enseigner à nos enfants combien il était porteur de valeurs essentielles, combien il mérite en raison du lourd tribut payé à la liberté d’être inscrit dans la mémoire de la République Française. » — Marc Levy

L’auteur rend hommage à son père et à tous ceux qui, avec bravoure, générosité, vaillance et modestie, résistèrent et firent, avec succès, face aux sanglants procédés des nazis d’antan ; comme à tous ceux – les héros – qui y laissèrent leur vie.

Finalement, Marc Levy n’oublie pas de pointer du doigt ceux qui, jadis et encore aujourd’hui, agissent avec soumission et lâcheté, en disant : « il fallait sonner notre tocsin, réveiller les gens de cette peur si dangereuse, celle qui gagne les foules et les conduit à baisser les bras, à accepter n’importe quoi ; à se taire avec pour seule excuse à la lâcheté que le voisin fait de même, et que si le voisin fait de même, c’est donc ainsi qu’il faut faire. » — Marc Levy