Minorité Musulmane dans un pays à majorité Bouddhiste, vivant principalement dans le nord de l’Etat d’Arakan dans le sud-ouest de la Birmanie, les Rohingyas subissent, depuis des décennies et dans leur propre pays – celui qu’ils occupent depuis des générations, d’atroces traitements de la part de leurs concitoyens et du gouvernement Birman, ainsi que son armée ; une sorte de « nettoyage ethnique » d’après l’ONU.

Victimes de violences, de tortures, de viols et de traitements racistes, islamophobes et discriminatoires, forcés à l’exil et à la fuite, assujettis, persécutés et déclarés apatrides sur les terres de leurs ancêtres, les Rohingyas représentent, de nos jours, une minorité ethnique non reconnue par la Birmanie, et cela depuis le début des années 80.

En cette fin de mois d’aout, les brutalités ont redoublé en intensité entre Rohingyas Musulmans et leur « Arakan Rohingya Salvation Army » (Arsa) et l’armée Birmane faisant des centaines de morts – plus de 400 ; ainsi, à ce jour, et en plus des 400.000 Rohingyas déjà réfugiés au Bangladesh et dans les pays voisins, 40.000 autres sont forcés de fuir la Birmanie à cause des violences – d’après l’Orient le Jour – et 20.000 sont bloqués à la frontière ; incapables de passer de l’autre côté à cause de la fermeture des frontières par le Bangladesh.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré, durant les festivités de Aid al Adha : « Ceux qui ferment les yeux sur ce génocide perpétré sous couvert de démocratie en sont les collaborateurs », et le secrétaire général de l’ONU appelle « à la retenue et au calme pour éviter une catastrophe humanitaire au Myanmar ».