Au dixième jour du mois de Muharram, le premier mois du calendrier Islamique, les musulmans du monde fêtent l’Achoura ; une fête dont le nom dérive du nombre 10 et qui trouve son origine dans la rencontre, vers l’année 620, entre le Prophète Mohammed (sa) et des juifs de Médine.

Ce jour-là, le Prophète demande aux juifs la raison pour laquelle ils jeûnent le 10 du mois de Muharram ; ces derniers répondent que c’est la commémoration du jour ou Dieu sauva les enfants d’Israël de l’ennemi ainsi que le jour de jeûne de Moise. Le Prophète répond alors : « Nous sommes plus dignes de se réclamer de Moise qu’eux » (Rapporté par Al Boukhari). C’est donc à partir de ce jour-là que le Prophète décide de conseiller aux Musulmans de jeûner le 10 du premier mois du calendrier Islamique. De plus, et afin de ne pas confondre fêtes Musulmane et Juive, le Prophète étend la fête d’un jour et communique aux Musulmans qu’ils peuvent jeûner soit le 9 et 10 soit le 10 et le 11 du mois pour une récompense divine des plus significatives.

D’une part, pour les Sunnites, le jeûne du jour d’Achoura n’est pas obligatoire mais juste conseillé ; Muharram étant un mois sacré durant lequel le Musulman devrait observer des jeunes volontaires. Le Prophète dit : « Allah remet les péchés d’une année passée à quiconque jeûne le jour de Achoura » (Rapporté par Muslim). D’autre part, pour les Chiites, l’Achoura est aussi la commémoration du massacre de l’Imam Hussain, petit-fils du Prophète, et de ses partisans par les Omeyades ; ainsi, à partir du dixième jour de Muharram, et pendant 40 jours, les pèlerins se rendent à Karbala en Irak – lieu du massacre – et se mortifient souvent jusqu’au sang.

Pour la plupart d’entre nous, l’Achoura est surtout l’occasion de se retrouver en famille, de déguster la Fakia (Disponible dans les grandes surfaces – Marjane, Carrefour et autres – et les Souks), de visiter nos ancêtres dans les cimetières et de laisser libre cours aux divertissements des enfants.